C’est le braquage du calendrier que tous les collégiens et les profs attendaient en scred, mon pote. La sentence est tombée : la fermeture des classes est prolongée jusqu'au samedi 30 mai inclus. Le ministère de l'Éducation nationale a aligné ses pions juste après que le gouvernement a lâché un jour férié surprise pour le vendredi 29 mai. Autant te dire que la semaine pro, y a personne qui va ouvrir un cahier.
Le ministère a envoyé une note express à toutes les académies du pays pour uniformiser le délire, histoire que les bahuts qui triment encore le samedi matin ne se fassent pas carotter leur week-end. L'objectif officiel ? Permettre aux élèves, aux profs et même à l'administration de décompresser un bon coup et de digérer le méchoui sans avoir le nez dans les bouquins.
Terminus, tout le monde voyage tranquille
Au-delà de faire kiffer la jeunesse, cette décision gouvernementale cache un vrai calcul logistique pour éviter l'apocalypse sur les routes :
Le rush des grands jours : L'Aïd au bled, c'est pas une mince affaire. Tout le monde bouge en même temps, de la grande ville vers les douars.
Le stress des transports : En étalant les vacances jusqu'au bout, l'État desserre le nœud coulant sur les gares routières et l'ONCF qui saturent à chaque fête religieuse.
Grâce à ce petit coup de pouce ministériel, les familles vont pouvoir tracer sur l'autoroute sans se taper des bouchons de l'espace ou devoir négocier un mot d'absence bidon pour le fiston. Le retour en classe se fera en douceur, l'estomac bien rempli, et avec quelques jours de farniente de plus au compteur.
