Wesh l’équipe, là on monte d’un cran, on part en plein cœur du Sahel pour un gros clash diplomatique qui fait trembler les chancelleries. La diplomatie malienne vient de sortir le lance-flammes officiel contre les autorités saoudiennes. Le motif de la colère de Bamako ? L'entrée jugée "totalement illégale" d'Ibrahim Mostafa sur son territoire, le correspondant vedette des chaînes saoudiennes Al Arabiya et Al Hadath. Pour le Mali, le journaliste n'a pas juste franchi une frontière sans visa : il a carrément violé leur souveraineté et pactisé avec des "groupes terroristes".
Le reportage qui a mis le feu aux poudres
Pour comprendre le zbeul, il faut voir ce que le journaliste a filmé. Ibrahim Mostafa s'est pointé avec ses caméras en plein milieu de la région stratégique de Kidal, dans le nord du Mali. C'est le premier média international à infiltrer la zone juste après le retrait des troupes gouvernementales et des mercenaires russes de l'Africa Corps.
Et le mec n'a pas fait dans la dentelle : images à l'appui, il a balancé en direct que la coalition de l'Azawad et le groupe djihadiste JNIM (soutenu par Al-Qaïda) gèrent la ville main dans la main, au calme, sous les yeux d'une trêve hyper fragile. Il a même rappelé l'histoire de la région en mode "ici, c'est l'indépendance de l'Azawad proclamée en 2012".
Bamako crie au complot et menace les sanctions
Autant vous dire qu'à Bamako, la pilule n'est pas passée du tout. Le ministère des Affaires étrangères malien a direct démenti le reportage, en criant aux "fake news" et à la désinformation pure et simple pour salir l'image de l'armée nationale.
Le Mali ne rigole plus du tout et prévient : voir ce genre de propagande sortir de grands médias basés chez le grand frère saoudien, ça pourrait gravement refroidir les relations historiques entre les deux pays. Les autorités maliennes agitent déjà le spectre de grosses sanctions juridiques, histoire de faire comprendre que sur les questions de souveraineté et d'intégrité territoriale, le plan est strict, verrouillé, et qu'il n'y aura aucun passe-droit.

