C’est le bilan de la honte qui vient de tomber et qui prouve que la diplomatie est en train de bégayer complet au Proche-Orient, mon pote. Le ministère de la Santé publique libanais a sorti les chiffres officiels hier soir : la barre symbolique et dramatique des 3 000 morts vient d'être pulvérisée. Depuis le coup d’envoi de cette offensive israélienne massive le 2 mars dernier, on compte précisément 3 089 tués et 9 397 blessés. Autant te dire que sur le terrain, c'est l'apocalypse au quotidien et les hôpitaux sont en PLS totale.
Le centre d'opérations d'urgence de Beyrouth tire la sonnette d'alarme pendant que la machine de guerre s'emballe. Au même moment, l'Agence nationale d'information libanaise confirme que Tsahal a passé la seconde en intensifiant violemment ses frappes aériennes sur les villages du Sud-Liban. Les bombes pleuvent sans s'arrêter, transformant des zones habitées en véritables champs de ruines à ciel ouvert.
Le sud pilonné et les accords de façade qui volent en éclats
Les cibles de cette nouvelle vague de raids montrent bien que personne n'est à l'abri dans la région. Les avions de chasse ont méthodiquement pilonné plusieurs localités stratégiques :
La zone de Tyr et Bint Jbeil : Les patelins de Tayr Debba et de Yater ont pris le tarif maximum avec des frappes lourdes et successives.
Le secteur central : Les localités de Serbine, Kafra Dounine et Froon ont elles aussi été ciblées par des raids aériens destructeurs en fin de journée.
Le pire dans cette histoire, c'est que ce carnage se déroule alors qu'un cessez-le-feu est théoriquement en place. Les deux camps avaient signé une trêve de dix jours entrée en vigueur le 16 avril dernier, un sursis qui avait même été prolongé à plusieurs reprises par les négociateurs. Sauf que sur le terrain, le deal ne vaut plus un clou. L'armée israélienne continue de pilonner les positions et d'aligner les frappes comme si de rien n'était, prouvant que les signatures au bas des documents officiels ne pèsent pas bien lourd face à la logique des armes.
