MISSION "KAP DRAÂ" : LES FAR ONT SORTI LE GRAND JEU POUR UN FRÈRE D'ARMES

 



Parce que c’est dans les moments de galère qu’on voit qui sont les vrais alliés. On n’est pas là pour faire de la littérature de salon, on parle de la réalité du terrain, là où ça pique.

Depuis le 2 mai, c’était l’alerte rouge du côté de Kap Draâ. Deux soldats ricains, des gars de l’Oncle Sam venus pour l’exercice « African Lion 2026 », s’étaient volatilisés près d'un jorf (une falaise) bien vicieux. Un vrai traquenard géographique.

Samedi matin, les FAR (Forces Armées Royales) ont montré qu’elles ne lâchaient jamais l’affaire. À 8h55 pétantes, après avoir ratissé la zone comme des acharnés, nos gars — avec le soutien des pompiers et des Marines — ont repêché le corps du premier lieutenant, Kendrick Lamont Key Jr. Paix à son âme, le daron doit être en deuil au pays.

Le matos était de sortie : hélicos, unités navales, commandos de terre... Le déploiement, c’était pas du cinéma. On a héliporté le corps direct vers la morgue de l’hosto militaire Moulay Hassan à Guelmim. Tout ça dans les règles de l’art, "carré" comme on dit chez nous, en attendant qu’il reparte vers les States pour son dernier voyage.

Pourquoi je t’en parle ? Parce que ça montre que le partenariat Maroc-USA, c’est pas juste des signatures sur du papier glacé. C’est du solide. Quand un GI tombe sur notre terre, le soldat marocain va le chercher, peu importe le danger ou la météo. C’est ça la "Marocanité" : on a le sens de l’honneur et on respecte l’uniforme, peu importe le drapeau.

Pendant que certains sur les réseaux s'amusent à japper, nos gars sont encore sur le pont, à l'heure où je t'écris, pour retrouver le deuxième soldat. On croise les doigts, on lâche rien.

Respect aux FAR. Respect aux alliés. Le reste, c’est du vent.

C’était Aksel au micro, c’est carré.