Sahara : L’ambassadeur américain au Maroc condamne fermement le Polisario après l'attaque d'Es-Smara

 

Duke Buchan III, ambassadeur des États-Unis au Maroc, lors de l'inauguration du nouveau consulat américain, jeudi 30 avril à Casablanca.

La diplomatie américaine hausse le ton et marque un tournant décisif sur le dossier du Sahara. Ce mardi 19 mai 2026, Duke Buchan III, ambassadeur des États-Unis au Maroc, a ouvertement dénoncé l’attitude jugée dangereuse et contre-productive du Polisario. Cette prise de position intervient dans un contexte de vives tensions après une nouvelle attaque à l'arme lourde contre des civils.




Une condamnation américaine sans détour à l'ONU

À l’issue d’un entretien officiel avec Alexander Ivanko, le chef de la MINURSO (la mission de l’ONU au Sahara marocain), l’ambassadeur américain a exprimé la position de Washington de manière très percutante.

Les points clés de la déclaration américaine :

  • Rejet de la violence : Les récentes attaques du front séparatiste menacent directement la stabilité régionale et bloquent le processus de paix.

  • Appel à la négociation : Washington critique le refus du Polisario de s'engager sérieusement pour l'avenir des populations sahraouies.

  • Soutien réaffirmé au Maroc : Les États-Unis confirment que le plan marocain d'autonomie, présenté en 2007, reste la seule et unique voie réaliste pour parvenir à une paix durable, conformément à la résolution 2797 du Conseil de sécurité adoptée en 2025.


L’attaque d'Es-Smara : l'élément déclencheur

La colère de la communauté internationale fait suite aux événements du 5 mai 2026. Le Polisario a revendiqué des tirs de projectiles aux abords de la ville d'Es-Smara. Deux déflagrations ont été enregistrées, blessant grièvement une civile au niveau des jambes et des épaules.

Bien que les médias officiels du mouvement séparatiste aient tenté d'enrober l'action dans une rhétorique militaire, Washington et les Nations Unies ont immédiatement dénoncé une méthode s'attaquant à des cibles innocentes, incompatible avec le statut d'un partenaire de négociation.


Un isolement international sans précédent et vers un statut terroriste ?

La réaction contre le Polisario ne se limite pas aux États-Unis. Un bloc international massif a fermement condamné cette agression :

  • En Europe : La France, l'Espagne, le Royaume-Uni et la Belgique ont rejoint les condamnations.

  • Dans le monde arabe : L'ensemble des monarchies du Golfe ont affiché une solidarité totale avec Rabat.

Face à cette escalade, les cercles politiques à Washington étudient désormais de très près l'inscription du Polisario sur la liste officielle des organisations terroristes. Ce durcissement isole encore un peu plus le front séparatiste sur la scène internationale, tandis que son parrain historique, l'Algérie, voit sa marge de manœuvre diplomatique s'effondrer et le soutien à son protégé s'effriter de jour en jour.