SÉNÉGAL : QUAND LE BALLON DE LA "CAN MAROC" DEVIENT UNE GRENADE DÉGOUPILLÉE ENTRE FAYE ET SONKO



Accroche-toi à ton siège, parce qu’à Dakar, le climat est plus électrique qu’un transfo qui va sauter. On nous vendait le duo Diomaye Faye et Ousmane Sonko comme les inséparables, les frères d'armes sortis de taule pour sauver le bled. Résultat ? Un an après, c’est le début du pugilat en coulisses. Le trône est trop petit pour deux, et la CAN au Maroc vient de servir d’arbitre malgré elle.

Le topo, c’est quoi ? D’un côté, t’as les anciens du régime de Macky Sall qui squattent encore le Parlement et qui essaient de jouer les prolongations en votant des lois pour ligoter les nouveaux. De l’autre, t’as le duo Faye-Sonko qui tente de balayer la baraque. Mais le vrai malaise, c'est la répartition des rôles. Faye, c'est le costume-cravate institutionnel, le visage "sage". Sonko, c’est le moteur turbo, le puriste qui veut tout cramer pour reconstruire. Sauf que deux capitaines dans un bateau, ça finit toujours par tanguer sévère.

Le foot comme bouclier fiscal (et mental) : Mais là où ça devient carrément tordu, c’est quand la politique s’invite sur la pelouse. La CAN au Maroc, c’est devenu leur punching-ball.

  • L'opposition utilise les infrastructures de dingue du Maroc pour mettre la misère au gouvernement : "Regardez le Maroc, ils sont dans le futur, pendant que vous, vous passez votre temps à régler vos comptes au lieu de goudronner les stades." Ça pique.

  • Le pouvoir, lui, joue la carte du "Patriotisme de façade". Pour faire oublier que l'économie fait la gueule et que le chômage grimpe, ils essaient de transformer chaque match ou chaque rivalité sportive avec le Maroc en une question de "Dignité Nationale".

L'arnaque est classique : Quand tu sais plus comment gérer tes dossiers, tu te trouves un ennemi extérieur ou une compétition pour chauffer le peuple à blanc. On transforme un match de foot en affaire de "Sécurité Nationale" pour faire passer les opposants pour des traîtres à la patrie. On appelle ça de la poudre aux yeux, et pas de la petite.

Le verdict d'Aksel : Le Sénégal est en train de vivre un divorce qui ne dit pas son nom. Entre un Président qui veut garder la main et un Premier Ministre qui agit comme s'il était déjà le seul chef, la fracture est béante. Utiliser le Maroc et la CAN pour masquer les failles du "Projet", c'est vieux comme le monde, mais ça ne remplit pas le frigo des Sénégalais.

On surveille ça de près. Si le sport devient une arme politique, c’est que le politique a déjà perdu le match.

C’est carré.